La loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage vise à définir un équilibre entre d’une part, la liberté constitutionnelle d’aller et venir et l’aspiration légitime des gens du voyage à pouvoir stationner dans des conditions décentes, et d’autre part, le soucié galement légitime des pouvoirs publics, Préfecture et élus locaux, d’éviter des installations illicites qui occasionnent des difficultés de cohabitation avec les habitants sédentaires. Cette loi, en imposant aux communes de plus de 5000 habitants une obligation d’accueil des gens du voyage dans des conditions décentes, a permis un net progrès dans la prise en compte de cette population.
Dix ans après sa promulgation et au terme d’un premier Schéma départemental 2002-2008 co-piloté par l’État et le Conseil général, le bilan pour la Loire-Atlantique est plutôt positif en terme d’accueil, notamment au regard de la moyenne nationale. En effet, le taux de réalisation des aires d’accueil – effectives ou en cours- est de 78 %. Les communes qui se sont réellement saisies de la question l’ont fait avec volontarisme et offrent de bonnes conditions d’accueil aux gens du voyage. Il convient d’aller au bout de la démarche.
Un nouveau Schéma pour 2010-2016 a été élaboré conjointement par le Conseil général et l’État afin de poursuivre la construction de solutions concrètes et d’élargir les axes travaillés.
lerelais-gens-du-voyage-bouguenais-nantes-google